RÉSIDENCE FISCALE :
LES 5 ERREURS QUI COÛTENT CHER AUX EXPATRIÉS EN 2026
INTRODUCTION
En 2026, changer de pays ne suffit plus pour changer de fiscalité. Face aux milliers de Français qui s’installent à l’étranger chaque année, l’administration fiscale a renforcé ses contrôles. Une présence prolongée hors de France, un visa expatrié, un nouveau logement… rien de tout cela ne garantit automatiquement un changement de résidence fiscale.
Le principe est simple : si le fisc considère que vous vivez encore “fiscalement” en France, vous serez imposé comme si vous n’étiez jamais parti, avec à la clé des redressements lourds pouvant remonter sur plusieurs années.
👉 Pour les expatriés, la résidence fiscale en 2026 est désormais l’un des points les plus sensibles à sécuriser.
Cet article met en lumière les erreurs les plus fréquentes et les solutions pour s’en protéger.
QUI EST RÉSIDENT FISCAL FRANÇAIS EN 2026 ?
La définition n’a pas changé… mais son interprétation oui.
Selon l’article 4 B du CGI, vous êtes résident fiscal français si au moins un de ces critères s’applique :
• Votre foyer ou votre famille reste en France
• Votre activité professionnelle principale est en France
• Votre centre des intérêts économiques est en France (placements, société, clients majeurs…)
Si l’un de ces trois éléments pointe vers la France → Vous êtes résident fiscal français, même en vivant à Dubaï, Lisbonne ou Montréal.
C’est ici que les ennuis commencent…
ERREUR N°1 — CROIRE À LA RÈGLE DES « 183 JOURS » COMME ARGUMENT ABSOLU
Beaucoup d’expatriés pensent que vivre plus de 183 jours à l’étranger suffit pour ne plus être imposé en France.
Faux !
C’est un indice, pas une règle unique.
En 2026, le fisc se concentre davantage sur :
• Où vit la famille
• Où se trouvent les comptes bancaires
• Où sont les biens immobiliers
• Où se réalisent les dépenses courantes (CB, abonnements, médecins…)
👉 Vous pouvez être 180 jours en France… et résident fiscal à l’étranger.
👉 Vous pouvez être 365 jours à l’étranger… et résident fiscal en France.
La résidence fiscale se démontre, elle ne se déclare pas.
ERREUR N°2 — CONSERVER SA RÉSIDENCE PRINCIPALE EN FRANCE
Si vous gardez un logement prêt à être occupé en France, surtout par votre famille, le fisc peut considérer que :
➡ c’est encore votre foyer fiscal, donc votre centre de vie
Les contrôles ciblent particulièrement :
• logements conservés inoccupés mais opérationnels
• enfants scolarisés en France
• conjoint resté en France pour raisons professionnelles
👉 Les expatriés séparés géographiquement de leur famille sont les plus à risque.
Sans preuve d’un nouveau foyer stable à l’étranger, la France garde la main.
ERREUR N°3 — OUBLIER LA DOUBLE IMPOSITION
Les expatriés pensent souvent que l’un des deux pays lâche prise automatiquement.
En réalité, si les deux pays vous considèrent comme résident, chacun exigera ses impôts.
Les conventions fiscales internationales servent alors d’arbitre.
Mais si :
• le revenu est mal déclaré
• la situation n’est pas justifiée
• la convention ne couvre pas tous les types de revenu
➡ Vous risquez une imposition double temporaire et un contentieux long et coûteux.
👉 La double déclaration doit être anticipée, jamais subie.
ERREUR N°4 — Gérer son patrimoine comme si l’on vivait encore en France
Comptes, investissements, immobilier…
Ce que vous possédez en France influence votre résidence fiscale.
En 2026, trois cas sont particulièrement surveillés :
• un locataire dans votre logement français
• de nombreux revenus français (dividendes, loyers, BIC…)
• une participation active dans une société en France
L’administration en conclut parfois que :
➡ vos intérêts économiques restent en France
➡ vous devez y être imposé comme résident
👉 Un patrimoine mal structuré peut détruire les bénéfices de l’expatriation.
ERREUR N°5 — Croire que « le fisc ne verra pas »
Mauvaise nouvelle pour les fraudeurs occasionnels :
La France a accès à tous les flux bancaires mondiaux via l’échange automatique d’informations (CRS – OCDE).
Depuis 2026 :
📌 Les virements internationaux récurrents
📌 Les gros transferts via Wise / Revolut / crypto
📌 Les comptes étrangers non déclarés
➡ sont automatiquement signalés au fisc français
La traçabilité est totale.
👉 La stratégie “je ne déclare pas tant qu’on ne m’attrape pas” n’existe plus.
COMMENT SÉCURISER SA RÉSIDENCE FISCALE EN 2026 ?
Pour prouver votre expatriation, vous devez documenter vos choix de vie :
• bail, acte immobilier, preuves d’occupation réelle
• scolarité de la famille
• contrats locaux (eau, électricité, assurances, télécom)
• emploi ou société réellement active dans le pays d’accueil
• justificatifs bancaires prouvant les dépenses hors de France
📌 Plus la situation est cohérente, moins le risque est élevé.
📌 Plus vos liens économiques avec la France sont importants, plus le risque augmente.
Le fisc ne juge pas où vous dites vivre.
Il analyse les faits.
CONCLUSION
Partir travailler ou vivre à l’étranger, c’est une liberté formidable.
Mais c’est aussi un changement majeur d’État qui doit être prouvé fiscalement.
En 2026, la vraie question n’est plus :
“Dans quel pays suis-je physiquement ?”
mais :
👉 “Quel pays bénéficie vraiment de mon activité économique et de mon foyer ?”
Une erreur dans la résidence fiscale peut coûter des dizaines de milliers d’euros. Une bonne préparation peut garantir :
✔ des impôts optimisés
✔ une expatriation sereine
✔ une stratégie patrimoniale cohérente
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