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Quitter la France en 2026

QUITTER LA FRANCE EN 2026 :

FISCALITÉ DE DÉPART, EXIT TAX ET PIÈGES DES DOUBLES RÉSIDENCES

INTRODUCTION

De plus en plus de Français envisagent de quitter le pays en 2026. Recherche d’une meilleure qualité de vie, fiscalité plus douce, opportunités professionnelles à l’étranger ou simple désir d’aventure : les motivations sont diverses, mais les enjeux fiscaux sont souvent sous-estimés.
L’expatriation n’est pas seulement un déménagement international. C’est un changement de statut fiscal, social et patrimonial qui peut avoir des conséquences majeures sur l’imposition, la gestion des biens, la transmission du patrimoine ou encore les obligations déclaratives laissées en France.

👉 Avant de partir, comprendre la fiscalité de départ, l’exit tax et les risques de double résidence fiscale est indispensable pour éviter les mauvaises surprises.


LA RÉSIDENCE FISCALE : LE VRAI POINT DE BASCULE POUR 2026

Quitter la France physiquement ne signifie pas automatiquement quitter la France fiscalement.
La résidence fiscale dépend d’un ensemble de critères définis par l’administration, et non d’une simple déclaration d’intention.

En 2026, le fisc français regarde toujours quatre éléments principaux pour déterminer où vous êtes imposable :

  • le foyer ou lieu de séjour principal,
  • l’activité professionnelle,
  • le centre des intérêts économiques,
  • le lieu où vous passez plus de 183 jours par an.


Le piège classique consiste à croire qu’un billet d’avion et une adresse à l’étranger suffisent pour changer de résidence fiscale.

Si votre famille reste en France, si vous conservez vos principaux investissements en France ou si vos revenus proviennent majoritairement du territoire, le fisc peut décider que vous restez résident fiscal français malgré votre départ. Cette situation hybride peut conduire à une double imposition, ou pire, à une requalification, avec pénalités à la clé.


LA FISCALITÉ DE DÉPART : UN PASSAGE OBLIGÉ AVANT L’EXPATRIATION

L’année du départ représente un moment fiscal clé. Vous devez informer les impôts, déposer une dernière déclaration française et préciser votre nouvelle adresse à l’étranger.
En 2026, les obligations se renforcent : les administrations croisent désormais les données bancaires, les factures d’énergie, les informations de sécurité sociale et les mouvements financiers internationaux.

Lors de l’année de départ, vous êtes imposé en France sur l’ensemble de vos revenus jusqu’à la date du changement de résidence.
Ensuite, vous devenez non-résident fiscal français, ce qui implique un régime particulier :

  • taxation des revenus de source française (loyers, dividendes, pensions, plus-values)
  • modifications des règles sur les prélèvements sociaux
  • obligations déclaratives spécifiques pour les comptes bancaires, assurances-vie, ou biens immobiliers détenus en France.


La fiscalité des non-résidents fait l’objet de nombreuses réformes et contrôles depuis 2024.
En 2026, l’administration se montre particulièrement attentive au respect des règles liées à la sortie du territoire.


L’EXIT TAX : LA TAXATION DES PLUS-VALUES LATENTES LORS DU DÉPART

L’un des sujets les plus redoutés par les entrepreneurs, investisseurs et détenteurs de participations importantes est l’exit tax.

Ce dispositif s’applique lorsque vous quittez la France en détenant des titres valorisés au-delà d’un certain seuil.
L’objectif est d’éviter que des contribuables réalisent leurs plus-values dans un pays à faible fiscalité après avoir construit une grande partie de leur patrimoine en France.

En 2026, l’exit tax concerne principalement :

  • les actionnaires détenant plus de 50 % des droits d’une société,
  • ou un portefeuille de titres dépassant 800 000 € de valeur.


Même si aucune vente n’a eu lieu au moment du départ, la France considère que vous détenez une plus-value potentielle. Elle calcule donc l’impôt dû comme si vous aviez vendu vos titres.

Bonne nouvelle : cet impôt peut être suspendu dans la majorité des cas, mais ce sursis n’est pas automatique.
Les expatriés doivent :

  • remplir des formalités strictes,
  • maintenir des garanties financières pour les patrimoines importants,
  • informer l’administration en cas de cession ultérieure.


Un oubli, un retard ou une mauvaise interprétation peut rendre l’imposition immédiate, parfois avec des montants considérables.


LES PIÈGES DES DOUBLES RÉSIDENCES FISCALES EN 2026

La mondialisation a multiplié les situations complexes : télétravail international, double logement, familles séparées, entrepreneurs travaillant entre plusieurs pays.
En 2026, le risque majeur n’est pas de ne pas être résident fiscal, mais d’être considéré résident dans deux pays simultanément.

Cela peut conduire à deux impositions sur :

  • le même salaire,
  • les mêmes dividendes,
  • les mêmes plus-values immobilières,
  • les mêmes pensions.


Les conventions fiscales internationales servent de filet de sécurité pour déterminer quel État a la priorité fiscale.
Elles utilisent une hiérarchie précise :

  • foyer permanent,
  • centre des intérêts vitaux,
  • lieu de séjour habituel,
  • nationalité.


Mais encore faut-il pouvoir le prouver.

Les autorités françaises deviennent de plus en plus exigeantes quant aux justificatifs :
factures d’énergie, relevés bancaires, contrats de travail, attestations de résidence, scolarisation des enfants, dépenses courantes…
Un expatrié incapable de démontrer clairement sa nouvelle situation peut voir sa résidence fiscale requalifiée en France.


LES INVESTISSEMENTS IMMOBILIERS : UNE SOURCE DE CONFUSION POUR LES EXPATRIÉS

Beaucoup de Français expatriés conservent un bien immobilier en France.
C’est un lien fiscal très fort qui peut parfois maintenir une forme de rattachement involontaire.

Un ancien logement principal mis en location peut rester fortement taxable en France :

  • revenus fonciers,
  • prélèvements sociaux,
  • plus-values immobilières en cas de revente.


En 2026, la réforme de la fiscalité immobilière renforce encore la taxation des biens détenus par des non-résidents, notamment via des prélèvements minimaux et une surveillance accrue des revenus locatifs.

Pour ceux qui investissent à l’étranger, les conventions fiscales déterminent quel pays taxe les loyers.
Mais la France exige toujours une déclaration pour les non-résidents, même lorsque l’impôt final est neutralisé par un crédit d’impôt.

Les biens immobiliers, en France ou ailleurs, deviennent donc un enjeu majeur dans la gestion de la résidence fiscale.


ASSURANCE-VIE, PATRIMOINE FINANCIER ET SUCCESSSION : LES EFFETS CACHÉS DU DÉPART

Quitter la France n’efface pas les obligations liées au patrimoine financier.
En 2026, l’assurance-vie reste imposée différemment pour les non-résidents, avec des taux forfaitaires pouvant surprendre les expatriés mal informés.

Les comptes bancaires étrangers doivent être déclarés chaque année sous peine d’amendes importantes.
Les successions sont également un domaine sensible : un expatrié peut être soumis aux droits de succession français même en vivant depuis plusieurs années à l’étranger, notamment si ses héritiers résident en France.

L’expatriation ne coupe donc pas automatiquement les liens fiscaux patrimoniaux avec le pays d’origine.


CONCLUSION : UNE EXPATRIATION QUI S’ANTICIPE ET SE SÉCURISE

Quitter la France en 2026 est un projet stratégique qui demande réflexion, préparation et rigueur administrative.
La fiscalité de départ, l’exit tax et les risques de double résidence fiscale sont des sujets techniques, complexes, mais incontournables pour sécuriser une expatriation.

👉 L’objectif n’est pas de fuir la fiscalité, mais de partir dans les règles, avec une stratégie patrimoniale claire et adaptée.
👉 Une expatriation bien préparée est un atout.
👉 Une expatriation improvisée peut devenir un cauchemar fiscal.

La clé de la réussite réside toujours dans l’anticipation : comprendre les règles, ajuster son patrimoine et clarifier sa résidence fiscale avant même de franchir la frontière.


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